Antoine, bloggeur survivaliste positif, bienveillant, et armé (au cas où)

Je suis l’auteur du site https://www.apprendre-preparer-survivre.com/  J’y promeus un survivalisme positif, pour soi, mais aussi pour les autres. J’y partage des procédures et des stratégies simples pour gagner en autonomie, que tout le monde peut mettre en place avec un peu de bonne volonté.

Qu’est ce qui m’a conduit au survivalisme ?

Je suis Breton, mais expatrié en Suisse depuis maintenant six ans. J’ai passé mon enfance dans le Finistère à construire des cabanes dans les bois, à pêcher, à bricoler, à jardiner, à m’occuper des animaux, à faire des randonnées. Mes études, puis mon travail m’ont conduit à vivre dans les grandes villes. J’ai été stupéfait par la dépendance des citadins à l’économie de service. Toutes les compétences manuelles de base sont achetées, rien n’est produit, tout est importé. En cas de rupture de normalité, les habitants seraient tout simplement incapables de s’en sortir. La vérité est que Nous sommes des assistés. Nous sommes tellement habitués aux supermarchés que nous ne savons même plus d’où vient la nourriture. Comme dirait mon grand-père, la plupart d’entre nous ne savent même pas planter un clou.

Donc après avoir étudié l’informatique et travaillé pour un cabinet de conseils en investissements, je me suis rapidement rendu compte que :

  • les systèmes informatiques que je connais très bien sont beaucoup plus sensibles qu’on ne le pense.
  • la finance est complètement décorrélée du marché réel.
  • la majorité des gens sont coupés de la nature, sans même le savoir. Nous ne sommes pas faits pour vivre entourés de béton, ça nuit à notre corps et c’est mauvais pour notre esprit.
  • la majorité de la population n’est pas capable de s’occuper de soi-même, d’assurer sa défense en cas de problème ou d’attaque.
  • et plus globalement, que notre société avait perdu son sens.

C’est cette prise de conscience radicale qui a fait que je me suis intéressé au mouvement survivaliste.

Loin des clichés sur les doomers surarmés paranos qui attendent l’apocalypse dans des bunkers avec une ardeur malsaine, j’ai découvert des personnes prévoyantes, proches de la nature, qui cherchaient tout simplement à gagner en autonomie. Des personnes qui souhaitaient pouvoir se débrouiller toutes seules en cas de problème et être capables d’aider les autres qui sont dans le besoin.

Ma découverte du tir

En France, j’avoue que je ne m’intéressais pas trop au tir. Je viens d’une famille « de gauche » ou les armes ne sont pas très bien vues (pas de blague sur la Bretagne dans les commentaires s’il vous plait !). J’ai découvert cette discipline en Suisse. La législation y est plus souple qu’en France, mais surtout il y a une réelle culture du tir et des armes. Les Suisses sont des passionnés, ils ont l’amour de la précision et du travail bien fait.Cela dit, la législation des stands y est aussi restrictive. Tirer en position statique dans une salle bien éclairée, toujours à la même distance et sur les mêmes cibles n’a rien à voir avec une situation réelle sous stress. J’ai bien réussi à trouver quelques cours de tir tactique, mais pas assez poussé à mon goût, et très cher. C’est en regardant une vidéo de Code-Rno que j’ai connu les Hussards.

 

 

J’ai regardé la vidéo à la pause déjeuner, quinze minutes plus tard j’ai envoyé un email à Grégory, on s’est appelé dans l’après-midi, et j’ai réservé mes billets pour la Pologne en fin de journée.
Je ne suis pas du genre à me poser trois milles questions, j’agis.

Le Stage pistolet

Le stage chez les Hussards a commencé le vendredi soir avec une initiation au contrôle des hémorragies par un combat medic opérateur en activité qui revenait d’Afrique. On a fait un peu de théorie, puis on a beaucoup travaillé la mise en place de la compresse, mais surtout du tourniquet au sol, assis, avec un bras, en basse luminosité. On est ensuite passé à des mises en situation dans le parking de la résidence, avec des simulations de primo intervenant en cas d’attentat.
Si un résident était sorti à ce moment-là, il aurait eu du mal à comprendre avec du sang partout, des prothèses ensanglantées, des corps enchevêtrés et les cris, genres c’est quoi ces malades !

 

 

Le lendemain, on est allé directement au stand de tir, départ 7 :45.
Nous avons rencontré notre instructeur, Adam, un grand professionnel passionné par son métier, techniquement vraiment bon. On sent qu’il connaissait son sujet.
La matinée a été consacrée à la prévention, aux explications sur le fonctionnement des armes à feu . Rien de nouveau pour moi, mais la sécurité c’est la sécurité.
Le cas théorique sur tableau blanc d’une attaque d’un active shooter dans une galleries commercial était intéressante. Elle m’a fait réfléchir sur notre responsabilité penal, les risques encourues et la multitudes des consequences qu’engendrait l’usage d’une arme dans un lieu publique.

On a ensuite travaillé à sec la transition holster prise de visée. L’instructeur nous a appris un grip que je n’avais jamais vu en Suisse.
On a enchaîné sur du tir l’après-midi. J’ai constaté que les autres stagiaires prenaient les choses au sérieux et qu’il n’y avait pas de cow-boy dans l’équipe.
Les armes sont faites pour tuer, hors de question de m’entraîner à côté de quelqu’un qui fait le guignol.
Après quelques tirs classiques pour juger le niveau, Ariel nous a appris quelques techniques de tir rapide et de rechargement. Le dimanche on est passés aux mises en situation et au tir dynamique. 9-hole pour simuler le tir derrière une couverture, déplacement avant arrière et latéral (le plus difficile), parcours, switch entre armes de poings et d’épaules, contre-attaques face à une agression à très courte distance ou suite à un déséquilibre au sol.

 

Antoine regagne l’initiative en dégainant en tirant au jugé tout en prenant soin de se protéger avant de se dégager.

Je me suis vraiment fait plaisir !

Avant de venir, j’étais un tireur confirmé, mais j’étais limité au tir “classique” à la papa en stand, pistolet posé sur la table.
Passé deux jours avec une arme chargée à la ceinture à enchaîner les exos dynamiques m’a permis de mieux m’approprier mon arme.
J’ai appris à la manipuler hors de ma zone de confort. En cas de rupture de la normalité, je serais bien plus efficace si je dois l’utiliser.
Evidemment, être « proficient » sur un drill comme dit Adam, nécessite des milliers de répétitions. Deux jours c’est court, mais on m’a transmis les fondations du tir de combat moderne.
Je n’oublierai pas les conseils que j’ai reçus à Varsovie et que je les drillerai à sec chez moi. Merci à Grégory pour le stage. Je reviendrai bientôt pour un stage d’infanterie !

Antoine